D’un Fort à l’autre
Où donner de la tête (et où mouvoir mes pieds ?) Non seulement la biennale d’art contemporain s’inscrit dans près d’une dizaine de lieux mais d’autres « Trames » artistiques se proposent, fil dévidé depuis ma dernière visite au Nouvel Institut Chinois situé dans le Fort Irénée, au sud de la colline de Fourvière.
Les artistes sont Xiajun Song, et ses cordes sensibles nouées sur les toiles dans des à-plats aux teintes délicates, ainsi que Cai Yaling qui imagine une portière de perles utilisée par la danseuse de l’opéra de Chine comme rideau de scène.
Cependant l’essentiel du travail de cette dernière est dans un autre lieu anciennement défensif, surplombant la Saône, le Fort de Vaise, plus au Nord.
C’est à la fondation Renaud donc que la série Pygmalion et Galatée décline des paysages peints à l’encre sur du papier de riz qui ressemblent à des fragments de statue ou des plans rapprochés de corps aux courbes féminines. Si c’était possible, on aimerait caresser le papier, suivre les volumes comme s’ils étaient dégagés du marbre des modèles dont elle s’est inspirée, au Louvre, et voir si le contact d’une main pourrait leur donner vie.
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