dans le flou, à l'orangerie

Ce que l'on ne voit pas clairement se rêve aisément...on est loin de l'adage de Boileau dans cette exposition riche à la fois par les oeuvres proposées mais aussi par le parcours et les explications des techniques des peintres du confus, de l'onirisme, du trouble, de l'inquiétude, de l'ironie, de l'éphémère, de l'indicible.
Mame-Diarra Niang, 
Morphologie du rêve #6, 2021

Richter, l'artiste le plus representé dans ce lieu

Y.Z Kami, Hands, 2019, né à Téhéran, travaille à NY, 
à partir d'une photo personnelle des mains d'un moine bouddhiste 

Devant la photo Chapelle Notre-Dame du Haut, 
Ronchamp, 1998, par Hiroshi Sugimoto

Bertrand Lavier, Merion, 2024

Collection de clichés anonymes


Combien de techniques différentes pour obtenir ce flou qu'on voudrait généralement éviter ?

Faire des photos flous comme  Kikuji Kawada (né en 1933) quand par la volonté des hommes, on change d'ère au Japon :  
The Last Sunrise of the Showa Era
last Cosmologie (Triptyque, 1989)

Faire la même photo ou presque sur de multiples océans (Hiroshi Sugimoto )

English Channel, Weston cliff 
Lac Michigan, Gills Rocks 
Sea of Japan, Hokkaido
North Pacific Ocean, Mount Talmapais
 années 90

Peindre au pinceau ou à la bombe des dégradés comme des cibles 

Ugo Rondinone : N°42Vierzehnterjanuarneunzehnhunderdreiundneunzieg (1996)

Peindre à la cire d'abeille comme Philippe Cognée
 (ci-dessous : Métamorphose I en 2011)

ou bien exagérer la trame d'une image de presse des premières images lunaires 
pour pousser à l'absurde le désir de montrer qu'il n'y a rien à voir avec Sigmar Polke : 
Pasadena, 1968, durant la 1ère mission Surveyor. 

au contraire afficher qu'il y a trop de pixels à voir en boucle durant le 11 septembre. 
Et encore Richter dans cette utilisation du couteau à la peinture à l'huile.











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