Les Nabis à la bnf
Finalement c'est bien de ne pas réserver une exposition en allant à Paris. La météo annoncée la veille aurait dû être sous le signe du parapluie mais nos deux toits portatifs sont restés sagement enroulés dans le sac. Ces prévisions pessimistes m'ont donné l'idée de jouer les rats de bibliothèques. J'avais vu passer le mot de "Nabis" qui attire toujours mon attention. Aussi avons-nous, mon père et moi, poursuivi notre après midi parisienne sur le site Richelieu, non loin du passage Vivienne et du jardin du Palais Royal.
Entre le dessin de Maurice Denis et l'estampe, très souvent je préfère la dernière.
Difficile de ne pas reconnaître sa palette souvent un peu mièvre.
Des œuvres présentées finalement j'ai préféré 3 projets de papier peint de l'année 1896, proposant entre autres des trains comiques comme des chenilles :
Mais ma préférence va encore une fois à Bonnard, mon japonard. Je retrouve des oeuvres vues à Aix en Provence (le paravent, l'affiche du champagne) avec cependant beaucoup de scènes de la vie parisienne, intérieurs avec enfants ou jeunes femmes et extérieurs, avec souvent la même silhouette de chien drôlatique.
Bien sûr il y en a beaucoup d'autres ! Vuillard ici représentant les visiteuses dans son atelier vers 1895 :
ou encore cette vague d'Aristide Maillol, gravée sur bois en 1898 :
ou bien les très nombreuses estampes de Vallotton qui a du talent à revendre (mais moins de charme à mes yeux, comme si l'esprit supplantait le coeur)
enfin les personnages circadiens d'Henri-Gabriel Ibels :
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